La Nuit rwandaise n°7 - Kivu: la remobilisation meurtrière du racisme

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Comme chaque année depuis 2006, la revue La Nuit rwandaise fait, ce 7 avril 2013, un point sur l'implication française dans le génocide des Tutsi.

Cette année, la revue est organisée autour de trois dossiers principaux:

- Injustices en cours, justice à faire

- Opération Turquoise: complément d’enquête

- Kivu: la remobilisation meurtrière du racisme.

S'y ajoutent des Notes de lecture du livre "Silence Turquoise", une mise au point sur la stratégie génocidaire de l’Etat Français et un retour sur le génocide à Bisesero.

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Cette année nous amènera au 20ème anniversaire du génocide des Tutsi rwandais, le 7 avril 1994. Où en est-on, et quelle campagne envisager ?

Les priorités nous paraissent encore et toujours, et dans cet ordre : vérité, justice, réparations. La réouverture des travaux de la commission d’enquête citoyenne pourrait se fixer comme objectif de cerner les responsabilités pour aboutir à des procédures judiciaires de tous types, et faire avancer les enquêtes en cours.

Elle pourrait contribuer à peser pour obtenir l’ouverture totale des archives, non seulement celles qui sont protégées par un délai absurde, mais aussi celles qui sont couvertes par un secret défense tout aussi arbitraire. Cette demande d’ouverture totale des archives concernant la politique de la France jusqu’en 1994 doit s’appuyer sur le fait qu’il y a eu génocide, et qu’il est indispensable, vingt ans plus tard que tous les documents soient produits pour que la vérité soit faite.

Ces derniers temps, en cours d’appel du TPIR, des relaxes sont prononcées en appel contre des génocidaires qui avaient été lourdement condamnés en première instance. Ainsi, à ce Nuremberg de notre temps, on relâche Hitler, Goering et Goebbels...

On ridiculise l’idée même d’une justice internationale. On voudrait affûter les machettes de l’avenir, qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Du coup la thématique judiciaire prend un relief particulier. Or la loi de compétence internationale commence à pouvoir être utilisée pour épingler les génocidaires en liberté, dont les crimes sont imprescriptibles.

En outre il y a des dizaines de personnes qui seraient susceptibles de porter plainte à titre individuel, si elles avaient les moyens de le faire. L’expérience montre que c’est la seule chose qui panique les officiers français, et il y a sûrement une bonne raison pour cela. Il s’agit donc de réunir les fonds, l’énergie et les contacts pour faire converger ces plaintes rwandaises vers la France.

Enfin, une campagne pour les réparations pourrait s’appuyer sur des procédures judiciaires. Un exemple pertinent est la procédure intentée avec succès à Fort de France pour demander des réparations de la traite des esclaves : sont recevables les plaintes de toutes personnes pouvant présenter l’acte d’affranchissement d’un ancêtre. On peut supposer qu’à ce titre des plaintes de rescapé-e-s Tutsi devraient tout autant être examinées.

L’exemple belge montre même que de telles demandes de réparations par les rescapé-e-s peuvent aboutir plus rapidement que les plaintes pénales. Et une campagne publique sur le thème des réparations serait de toute façon salutaire. Commission d’enquête, ouverture des archives et levée du secret défense, poursuite des génocidaires en liberté, plaintes individuelles de rescapé-e-s contre les responsables français et/ou pour obtenir des réparations. Ce sont des objectifs forts pour ce vingtième anniversaire...

Le combat continue !

LNR7

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Collectif